Terminator : Dark Fate

critique du film et affiche de terminator dark fate

Terminator, c’est une des nombreuses franchises qui ne savent pas s’arrêter. « Je reviendrai », disait-il, le problème est que les producteurs l’ont pris au mot et ont décidé de traire le cyborg jusqu’à la moelle (on se comprend). L’inoxydable Schwarzy s’était déjà ridiculisé dans Terminator 3 puis dans Terminator Genisys en 2015, et je n’aurai pas regardé Dark Fate sans le retour de Linda Hamilton.

Synopsis

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières… L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité.

Avis

Un(e) gentil(le) héros(ïne) venant sauver la cible d’une machine, un méchant Terminator venu du futur, on connait l’histoire depuis un moment et cet opus n’y dérogera pas. D’un côté, Grace, une humaine avec quelques composants cyborgs pour l’aider (la ravissante Mackenzie Davis vue dans San Junipero, un épisode de la saison 3 de Black Mirror, rien à voir avec ce qui se passe ici !), de l’autre un Terminator composé de métal liquide aux capacités que ne renierait pas Robert Patrick, et au milieu une petite mexicaine – pour changer un peu de la famille Connor dont le fils John est « terminé » dans un prologue violent.

Courses-poursuites, bastons en tout genre, la recette est connue, jusqu’à l’arrivée d’une Sarah Connor plus badass que jamais, Linda Hamilton ayant repris les flingues pour poursuivre sa croisade désespérée (tout comme James Cameron dans les coulisses). Sans surprises, on devinera vite l’identité du mystérieux (ou pas, donc) informateur qui lui envoie depuis 20 ans les coordonnées des arrivées de Terminator venant d’un futur où l’apocalypse de Skynet n’a pas eu lieu mais où une autre I.A., baptisée Légion, a décidé d’éradiquer l’humanité. Décidément, les I.A. ont aussi peu d’imagination que les scénaristes de Hollywood !

image du film Terminator : Dark Fate

Au milieu de combats et de castagnes déjà vues, en l’air, sous l’eau, et face à un Terminator inarrêtable qui possède hélas bien peu de charisme, c’est tout un petit groupe qui fuit jusqu’à l’inévitable affrontement final. On assistera donc à une débauche d’effets spéciaux plutôt réussis et à un passage de témoin (à confirmer s’il y a des suites…) entre la mythique Sarah Connor, caricaturale à souhait, et une bien pâle successrice, dans un opus où la gent féminine se taille la part de la lionne et n’est pas là que pour servir de faire-valoir aux mâles testostéronisés. C’est ainsi résumé par Connor : « Le futur, ce n’est pas ton ventre, c’est toi ! ».

La fin d’une époque, avec un énième sacrifice de Schwarzy et un dernier tour de piste de Hamilton ? Le box-office décidera de ce futur, apocalyptique ou pas, mais après ce sixième film correct, qui est censé suivre le second et faire abstraction des suivants, il vaut peut-être mieux s’arrêter là et débrancher la machine (même si on peut se dire que les films de trop ont déjà été faits dans cette saga !).

Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton dans Terminator Dark Fate

A défaut de la catastrophe prévisible, Terminator : Dark Fate se révèle un film efficace qui recycle largement les précédents opus (c’est quasiment un remake de T2) et offre ce qui pourrait être enfin la conclusion à cette longue saga qui n’a que trop duré !

Note

⭐⭐⭐

Fiche technique

  • Réalisateur : Tim Miller (Deadpool)
  • Acteurs principaux : Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Mackenzie Davis, Gabriel Luna, Natalia Reyes
  • Date de sortie : 23/10/2019
  • Durée : 2 h 09

Bande-annonce

Commander

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critique du film terminator dark fate

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11 réflexions sur “Terminator : Dark Fate

  1. Je n’ai vu aucun des « Terminator » après le 2. Du coup, je suis allé voir celui-ci avec un esprit assez ouvert, et je dois dire que ça passe plutôt bien.

    Bon, je m’abstiendrai de rattraper les épisodes que j’ai manqués, du coup : je te fais confiance 😉

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  2. Je n’ai pas dû voir l’avant dernier. Bref, je suis allée voir celui-ci sans arrière pensée, juste pour voir Hamilton et Schwarzi se ré-affronter? Et j’ai plutôt passé un bon moment. Ce Dark fate n’invente rien du tout mais il est efficace. Les effets spéciaux sont sympas et voilà, j’avais envie d’un film d’action avec une pointe de nostalgie liée aux persos emblématiques. Cela a suffit pour que je l’apprécie 🙂

    Et ça m’a quand même donné envie de revoir le 1 et le 2 ^^

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